Catégo : Est-ce qu’on doit exiger l’expertise d’un professionnel (psychologue, psychiatre, etc.) pour justifier une cote plus élevée de la catégo d’un usager ?
Non, le guide d’application du cadre de catégo ne mentionne aucune exigence précise
à ce sujet; refuser la cote réelle parce qu’il y a absence d’expertise d’un professionnel
va à l’encontre du cadre de catégo.
Catégo : Qui doit compléter l’évaluation (grille) ?
Le cadre est très clair là-dessus : l’évaluation doit être complétée par l’intervenant psychosocial attitré à l’usager concerné. Une pratique à l’effet qu’une autre personne établisse ou révise (souvent à la baisse) l’évaluation de l’intervenant de l’usager sans qu’elle connaisse ce dernier,
va, une fois de plus, à l’encontre du cadre de catégo.
Jeune de 18 ans : J’ai un jeune qui est en Secondaire IV et qui aura ses18 ans sous peu. Est-ce que je pourrais continuer de recevoir les rétributions convenues (quotidienne et catégo) ou s’il doit faire une demande d’aide sociale comme me le recommande mon établissement ?
Certains établissements se donnent des règles administratives mais la Loi est claire à ce sujet. D’ailleurs nous avons posé la question à la sous-ministre lors d’une rencontre, elle nous a mentionné le décret : « Les jeunes adultes de 18 à 20 ans qui fréquentent une institution où se dispense l’enseignement de niveau secondaire, au sens des règlements adoptés en vertu
de la Loi sur le Conseil supérieur de l’éducation (L.R.Q., c C-60) sont considérés comme des jeunes de 16 à 17 ans aux fins de la présente. »
Ce paragraphe fait partie de la circulaire relative à la rétribution quotidienne des familles d'accueil qui mentionne les montants indexés au mois de janvier de chaque année.
Par conséquent, si une famille d’accueil héberge un jeune de 18 à 20 ans qui fréquente le secondaire, elle doit recevoir la même rétribution qu’elle recevrait pour un jeune de 17 ans.
Dossier famille d'accueil : J’ai demandé à voir mon dossier de famille d'accueil et on m’a dit que ce n’était pas nécessaire parce que je recevais déjà ma réévaluation. Est-ce que je devrais quand même demander à consulter mon dossier de famille d'accueil ?
Oui, il est important que vous sachiez ce qui est écrit dans votre dossier.
Nous avons déjà dit dans ce bulletin : « Les écrivains passent, les écrits restent ». Peut-être un fait rapporté dans votre dossier sera-t-il mal interprété lors d’un changement d’intervenant et devenir malencontreux pour vous, cité hors contexte ? N’hésitez pas à aller voir annuellement. Voici la procédure :
Vous adressez une demande orale ou écrite au responsable de l'accès à l’information de votre établissement. Vous mentionnez que vous désirez consulter votre dossier de famille d'accueil.
Le responsable de l'accès à l’information dispose d'au plus 20 jours de calendrier pour répondre. Toutefois, ce délai peut être prolongé de 10 jours, si nécessaire. L'absence de réponse de sa part équivaut à un refus.
L'accès à un document est gratuit.Toutefois, on peut vous demander des frais de photocopie mais on doit vous en informer et vous dire le montant approximatif.
Inscription à l'école : L’école me demande d’autoriser l’inscription à l’école d’un jeune qui est placé chez moi pour un placement à long terme. Est-ce que je peux me permettre de signer cette autorisation ?
Non, ce genre de décision doit être autorisée par le parent naturel et c’est l’intervenant qui doit obtenir cette autorisation. Les types de décisions majeures qui requièrent également l’autorisation du parent naturel sont entre autres : les voyages hors Québec, l’obtention du passeport, d’un permis de conduire ou d’un permis de chasse et l’inscription et la participation à un groupement religieux.
Si la famille d’accueil doit aller à l’hôpital avec un jeune, en aucun cas elle ne doit signer pour des soins médicaux.
Achat d'un produit spécial : J’ai un jeune qui veut avoir une marque de shampoing spécifique qui coûte plus cher que celui que je lui propose à la maison. Est-ce que je suis obligée d’acheter ce shampoing et de le payer à même ma rétribution de base ?
Non, si le jeune veut un produit spécial, il doit l’acheter et payer la différence de prix à même son allocation de dépenses personnelles. Un comité s’est déjà penché sur la question et il avait été conclu que la famille d’accueil n’avait pas à acquiescer à la demande des jeunes lorsqu’ils demandent des marques de commerce spécifiques.
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